
Pendant des années, pour se protéger en ligne, il fallait se méfier des e-mails inattendus. Aujourd’hui, bon nombre des arnaques auxquelles les gens se font piéger n’arrivent même pas dans leur boîte de réception. Elles apparaissent pendant que vous faites défiler votre fil Instagram. Elles surgissent entre deux vidéos TikTok. Elles se fondent dans les annonces de Facebook Marketplace ou les recommandations YouTube. Parfois, il s’agit de publicités sponsorisées ou de « recommandations » de célébrités. Et parfois, il s’agit simplement d’une publication de plus dans un fil d’actualité auquel vous avez appris à faire confiance. Selon notre rapport mondial 2026 sur les escroqueries (Global Scam Intelligence Report), les réseaux sociaux sont devenus un canal de diffusion d’escroqueries extrêmement efficace : 36 % des utilisateurs ayant été confrontés à des escroqueries sur ces plateformes ont interagi avec elles. Au lieu d’attendre que les utilisateurs ouvrent des e-mails suspects, les escrocs placent désormais leurs pièges exactement là où les gens passent des heures chaque jour.
Contrairement aux e-mails, les réseaux sociaux ne suscitent pas naturellement de scepticisme. Les utilisateurs ouvrent Facebook, Instagram ou TikTok dans l’espoir d’y trouver du divertissement, de l’inspiration et des recommandations, et non des menaces pour leur sécurité.
Cela modifie la façon dont les gens évaluent ce qu’ils rencontrent. Une publication sponsorisée semble plus légitime qu’un e-mail aléatoire. Un produit recommandé par un influenceur paraît plus fiable qu’une publicité pop-up. Une vidéo partagée des milliers de fois apporte une preuve sociale, même lorsqu’elle est entièrement fabriquée de toutes pièces.
Les algorithmes de recommandation modernes amplifient cet effet en proposant en permanence du contenu susceptible d’intéresser les utilisateurs. Malheureusement, cela inclut des contenus frauduleux déguisés en promotions légitimes. Les escrocs l’ont bien compris. Au lieu d’interrompre les utilisateurs, ils se fondent dans le fil d’actualité.
Les arnaques financières classiques ne sont pas celles qui rencontrent le plus de succès sur les réseaux sociaux ; ce sont les arnaques liées au mode de vie qui dominent.
Les campagnes d'arnaque les plus efficaces s'articulent autour de sujets qui suscitent l'intérêt quotidien des utilisateurs :

Alors que le taux d'interaction moyen pour l'ensemble des arnaques sur les réseaux sociaux s'établit à 36 %, les campagnes axées sur la santé dépassent les 50 %, tandis que celles concernant le style, la beauté et le divertissement affichent également des performances supérieures à la moyenne. En comparaison, les arnaques financières génèrent un engagement nettement plus faible, et ce sont les arnaques liées aux jeux d'argent qui obtiennent les moins bons résultats.
Cette différence n'est pas fortuite. Les utilisateurs se rendent sur les réseaux sociaux pour y trouver des produits, des conseils de remise en forme, des routines de soins, des offres de voyage et du divertissement. Ils ne les consultent pas pour y chercher des opportunités d'investissement.
Ainsi, une publicité pour un faux complément alimentaire, un produit de beauté à prix réduit ou un concours cautionné par une célébrité semble tout à fait à sa place dans le fil d'actualité. Elle correspond aux attentes des utilisateurs.
À l'inverse, les opportunités d'investissement, les offres de cryptomonnaies et les promotions de jeux d'argent suscitent naturellement le scepticisme, car les utilisateurs les associent d'emblée à un risque financier.

De nombreuses arnaques sont diffusées via des publicités payantes apparaissant aux côtés de contenus légitimes, ce qui leur donne l'apparence de n'importe quelle autre publication sponsorisée dans le fil d'actualité. Bien que les plateformes publicitaires soient conçues pour vérifier les annonceurs, des publicités malveillantes parviennent tout de même à se glisser dans le système, augmentant ainsi la probabilité que les utilisateurs interagissent avec elles — parfois par curiosité, parfois par accident.
En somme, les arnaques les plus efficaces ont une apparence ordinaire.
Le changement majeur ne réside pas seulement dans ce que les escrocs promeuvent, mais dans la manière dont les utilisateurs y sont confrontés.
Les campagnes de hameçonnage (phishing) traditionnelles obligent les criminels à envoyer des e-mails, des SMS ou des messages directs à leurs cibles. Les réseaux sociaux ont remplacé ce modèle par une exposition passive. Il n'est pas nécessaire que les utilisateurs reçoivent un message ; il leur suffit de continuer à faire défiler leur fil d'actualité.
Comme les publicités frauduleuses apparaissent aux côtés de contenus légitimes, le cerveau les traite différemment d'un e-mail non sollicité. Elles bénéficient d'une partie de la confiance que les utilisateurs accordent déjà à la plateforme, à son système publicitaire et aux créateurs qu'ils suivent. Conscients de cela, les cybercriminels se fondent dans cet environnement.
Une étude antérieure de Bitdefender permet d'expliquer pourquoi les réseaux sociaux sont devenus un terrain aussi propice aux arnaques.
Notre enquête 2025 auprès des consommateurs, menée dans sept pays, a révélé que les réseaux sociaux constituent le principal canal de diffusion des arnaques : 34 % des personnes interrogées ont déclaré avoir été confrontées à des escroqueries via ces plateformes.

Parallèlement, les gens continuent de partager une quantité considérable d'informations personnelles en ligne.
Parmi l'ensemble des personnes interrogées :

Ces informations sont précieuses pour les escrocs. Les dates d'anniversaire, les remises de diplômes, les vacances, les étapes clés de votre parcours sportif, les liens familiaux et les vidéos où l'on entend votre voix peuvent tous aider les criminels à monter des arnaques plus convaincantes, ou à entraîner des outils d'IA pour usurper votre identité.
Selon notre enquête, 37 % des consommateurs affirment que les arnaques utilisant l'IA (comme les « deepfakes ») constituent désormais leur principale préoccupation concernant l'intelligence artificielle, devant la désinformation ou la suppression d'emplois.
Notre étude révèle également que les jeunes générations sont plus susceptibles de tomber dans le piège des escrocs en raison d'une utilisation plus intensive des réseaux sociaux et, implicitement, d'une plus grande propension à partager du contenu personnel en ligne.
Les plateformes sociales ne sont pas dangereuses en soi, mais elles méritent la même prudence avisée que celle que l'on réservait autrefois aux e-mails ou aux SMS.
Les escrocs glissent de fausses publications dans le flux continu de vos réseaux sociaux. Comme elles ressemblent à s'y méprendre aux publications authentiques qui les entourent, vous avez déjà l'habitude de les regarder. C'est cette intégration parfaite qui rend le piège efficace.
Pour réduire les risques :
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The meaning of Bitdefender’s mascot, the Dacian Draco, a symbol that depicts a mythical animal with a wolf’s head and a dragon’s body, is “to watch” and to “guard with a sharp eye.”
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